Formé dans les années 80 à la photographie dans un club photo SNCF, j’ai pratiqué assidûment la prise de vues et le laboratoire noir et blanc pendant mes études de psychologie sociale. Mes débuts sont prometteurs, la Vie du Rail publie en 1981 une de mes images d’une présentation du TGV en gare de Forbach.

Comme beaucoup, je délaisse un temps mes activités photographiques,  celles-ci se mariant difficilement avec le démarrage de ma vie professionnelle et familiale. C’est l’avènement du numérique qui, en 1997, me replonge dans l’univers de la photographie, pour reprendre mes travaux sur les paysages industriels démarrés 15 ans plutôt. Cependant, le temps a passé et mes images, qui montraient le bassin houiller de Moselle en pleine activité, où les ciels noirs au-dessus des usines étaient la preuve irréfutable du plein emploi, sont devenues des images d’archives d’un temps révolu. Reste aujourd’hui des lieux, des terrains vagues, des friches industrielles qu’il me plaît toujours à parcourir.

Parallèlement à mes activités de conseil en communication d’entreprise, je poursuis aujourd’hui mes travaux photographiques en moyen et grand format traditionnel sans renoncer aux techniques numériques, notamment pour les tirages. A l’heure où la guerre argentique / numérique a choisi son vainqueur, je me refuse à faire des choix techniques définitifs ; je marie bien volontiers un objectif Tessar de 1913 avec des scanners dernier cri délivrant des images de 180 à 200 Mo ! En fait, j’ai l’habitude de dire que je fabrique du pixel avec du film, que je persiste en argentique sans être fâché pour autant avec le numérique...


MB

Paris – Nexon / mai 2007